Trier, désencombrer, ranger, optimiser : effet de mode ou profond besoin ? Partie 2.

2ème partie.

Entamer une démarche de tri est une expérience à part entière qui permet de se recentrer sur soi, de faire le point sur ses besoins du moment et sur ceux de son foyer, et aussi de prendre conscience de ses habitudes de consommation.

Consommation : plaisir ou bonheur ?

Aujourd’hui les médias, les publicités et les vitrines des magasins nous poussent sans cesse à consommer des produits sensés nous rendre heureux.

Mais « en avoir plein nos armoires » nous rend il davantage heureux ?

Robert Lustig, neuroendocrinologue américain, célèbre pour ses recherches sur l’addiction aux sucres, explique que le plaisir et le bonheur sont deux choses bien différentes :

  • Les plaisirs sont de courte durée, instinctifs, matériels et solitaires

  • Le bonheur lui est de longue durée, spirituel et lié aux interactions sociales

Selon lui, la recherche répétée des plaisirs immédiats peut même inhiber le bonheur et rendre malheureux. Pourquoi ? une question d’hormones :

  • Le plaisir immédiat favorise la sécrétion de dopamine, qui excite et tend à détruire les neurones et peut à l’extrême conduire à des comportements addictifs.

  • Le problème est que l’augmentation du taux de dopamine entraîne la diminution de la sérotonine, qui elle est responsable du sentiment de contentement et de plénitude.

Donc davantage on recherche le plaisir, davantage on est malheureux. Ce qui explique que l’argent ne fait pas toujours le bonheur (même s’il y contribue on est bien d’accord) et que parfois certaines personnes, qui peuvent pourtant s’offrir tout ce qu’elles souhaitent, ne sont pas vraiment comblées, peuvent ressentir un manque et ne pas se sentir heureuses.

« Le vrai bonheur est sans doute dans la simplicité des cœurs, loin des vanités et des fausses ambitions »

Paul Javor / sa raison de vivre

https://www.youtube.com/watch?v=yvur3fyOP6I

Et la surconsommation, on en (re)parle ?

S’interroger sur nos réels besoins à la maison amène de fait à s’interroger sur nos habitudes de (sur)consommation, qui impactent à la fois l’environnement, notre santé et notre portefeuille :

Impact économique :

En France, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an, soit une valeur commerciale estimée à 16 milliards d’euros (source : Ministère de la Transition écologique janvier 2020).

Toutes les étapes de la chaîne alimentaire participent à ces pertes : production, transformation, distribution et consommation ; pour l’étape consommation, c’est 30 kg par personne et par an de pertes et gaspillages au foyer dont 7 kg de déchets alimentaires non consommés encore emballés… si on se replace à l’échelle individuelle, ça revient à dire qu’on jette carrément notre argent à la poubelle !

Surexploitation des ressources naturelles non renouvelables :

  • Les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) : en 50 ans, notre consommation d’énergie a été multipliée par 5, si nous trouvons de nouveaux gisements une fois nos réserves épuisées, ils seront plus profonds. Nous aurons donc besoin de plus d’énergie pour les exploiter et cela participera au changement climatique.

  • Les métaux rares : extrêmement couteux et difficiles à extraire ; pourtant, on les retrouve dans quasiment tous nos appareils électroniques.

  • L’eau : moins de 1 % de l’eau présente sur la planète peut être utilisée directement par les êtres humains. Le problème n’est pas sa quantité, mais sa mauvaise répartition, son gaspillage et sa pollution. 2 millions de personnes sont encore sans accès à l’eau potable. C’est la première cause de mortalité dans le monde.

  • Les forêts : 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année du fait de la création de terres agricoles, la surexploitation du bois, et du changement climatique. Impact direct les animaux, les végétaux, les sols et le climat. 20 % des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines proviennent de la dégradation des forêts (source : WWF)

  • Les espèces marines à cause de la pêche intensive

    •  

Impact sur la santé :

L’industrialisation de l’alimentation a poussé à la «surconsommation » alimentaire : le choix, l’accessibilité et la réduction des coûts dûs à la production en masse ont favorisé la quantité au détriment de la qualité. Les résultats s’en ressentent physiquement, en terme de santé.

🌿Bonne nouvelle, « l’abus de consommation responsable rend heureux », on utilise donc la méthode BISOU recommandée dans ce livre par Marie Duboin Lefèvre et Herveline Verdeken, pour tendre vers une consommation raisonnée et en finir avec la surconsommation :

  • B : à quel Besoin cet achat répond-il chez moi, qu’est-ce qui motive ma pulsion d’achat ?

  • I : est-ce que j’en ai besoin Immédiatement ?

  • S : ai-je un objet Semblable qui répond déjà à ce besoin ?

  • O : quelle est l’Origine géographique, sa composition et son mode de conception ?

  • U : est-ce que cet objet va m’être Utile ?

🌿 Astuce : de la même manière qu’il est déconseillé de partir faire les courses le ventre vide pour éviter les tentations, on évite de partir faire du shopping lorsqu’on est sous le coup d’une émotion forte type colère au risque d’avoir des pulsions d’achat qui pourraient être regrettées par la suite.

A retenir :

L’organisation n’est pas une fin en soi : l’objectif n’est pas de s’organiser juste pour le plaisir d’être organisé. L’organisation – intérieure, personnelle, professionnelle ou familiale – par des outils et des habitudes simples et personnalisés, a pour objectif principal de faire gagner du temps pour :

  • apaiser le rythme du quotidien – profiter de ce qui compte vraiment et ce qui fait sens pour soi

  • éviter le gaspillage et les dépenses inutiles – prendre conscience de ses habitudes de consommation et réduire son impact environnemental

  • créer un intérieur ressourçant, à son image et en cohérence avec ses valeurs.

Prêts pour le changement ?

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Maman organisée et zen